Qui est Suzie Pelletier écrivaine ?

Question 1 : Est-ce que votre parcours professionnel vous a préparée à cette nouvelle aventure dans le monde littéraire ? 

 Mon parcours professionnel, riche en expériences et rempli d’apprentissages, a profondément marqué mon approche humaniste que l’on retrouve dans tous mes livres. De militaire réserviste dans un régiment d’artillerie à fonctionnaire fédérale en ressources humaines, je me suis toujours intéressée au facteur humain. Je pense que c’est la plus importante composante de nos organisations modernes. Il faut encourager sa diversité, composer avec les différences et respecter chacun des humains qui composent notre société. Chacun évolue à son rythme, faisant grandir l’organisation avec lui. 

À ce titre, c’était une question de temps avant que j’écrive une quête humaniste de l’ordre de la série du Pays de la Terre perdue. On y retrouve mes valeurs personnelles sur l’humanité, l’environnement, la nature, la famille, le respect des autres, et l’apprentissage. 

Question 2 : Vous avez plusieurs fois mentionné que vous n’aimiez pas les cours de français à l’école. Maintenant que vous écrivez à temps plein, regrettez-vous ces paroles

Ce que je n’aimais pas, c’était la mécanique de la grammaire. J’adorais écrire, inventer des récits, rédiger des essais, mais je ne voyais pas la nécessité de suivre la convention qui nous obligeait à mettre la lettre «s» à «pomme» quand j’écrivais «un sac de pommes». Pour moi, je trouvais évident qu’il y eût plusieurs pommes dans un sac… sans ajouter la lettre «s». Pourtant, j’utilise maintenant tous ces principes pour mieux écrire. J’ai maintenant des outils (dont Antidote) pour y arriver plus efficacement.

L'apprentissage est une valeur très importante pour moi. Ainsi, le besoin de raffiner ma compréhension du français et celui d'améliorer la justesse dans mes mots reste présents à chaque livre.  

En retournant sur les bancs d’école et par le coaching en écriture, j’ai compris que mes connaissances en français et en littérature sont plus élevées que je croyais. Ça m’a rassuré, mais je continue d’apprendre tous les jours. Pour écrire encore mieux.

 

Question 3 : Vous avez souvent écrit sur l’importance de conserver vos droits d’auteurs. Pouvez-vous en dire plus ? 

Je tient à garder mon indépendance quant à l’utilisation de mes droits d’auteurs. Certaines maisons d’édition agréées cherchent à en prendre le contrôle, y compris ceux associés à la cinématographie et les produits dérivés. Selon eux, le fait d’assumer tous les coûts de la publication sous format livre leur donne le droit d’exiger cette cession des droits, parfois à vie. Je trouve cette façon de faire abusive. Pourtant, sans les auteurs et les autrices, l’éditeur n’est rien.

Noter que plusieurs éditeurs démontrent un grand respect des auteurs, demandant une cession de droit pour quelques années seulement et uniquement pour l'édition du livre. L' Union des écrivaines et des écrivains du Québec (UNEQ) fait un excellent travail vis-à-vis la protection des droits des auteurs et des autrices. 

Le 3 juin 2022, l'Assemblée nationale du Québec a voté, à l'unanimité, le projet de loi 35 sur le statut de l'artiste. La nouvelle loi corriger les torts au statut des écrivains que l'ancienne loi promulguée en 1981 avait causé. Maintenant, les auteurs et les autrices sont des artistes à part entière. Ils ont obtenus les mêmes droits que tous les autres artistes du Québec, y compris le droit de négocier des conventions collectives avec les autres intervenants (Éditeurs, Salons du livre et autres.

 

Question 4 : Dans vos écrits, vous faites référence à plusieurs endroits du Québec, dont la Gaspésie, Sherbrooke, Québec et bien d'autres. D’où venez-vous au juste?

 La famille de mon père vient du Bas-du-Fleuve et de la Gaspésie. Celle de ma mère s'est établi entre autre dans les Cantons-de-L'est, mais aussi en Alberta.  Je suis née à Sherbrooke et j’ai vécu à East Angus pendant 15 ans, durant mon enfance et mon adolescence. Puis j’ai migré vers la région de Québec pour y faire mes études de baccalauréat en sciences, à l’université Laval, et j’y suis restée 10 ans. Je m’y suis mariée et nos enfants y sont nés. Nous habitons la région de Montréal depuis plus de trente cinq ans. J’aime voyager et il y a peu d’endroits du Québec, au sud du 49e parallèle, que je n’ai pas visité par plaisir ou pour le travail. 

J’adore particulièrement les grands espaces, la marche en nature, et la nature en général. Le parc de la Gaspésie demeure l'un des endroits au monde où je me sens le mieux, chez moi.

 

  Question 5 : On peut comprendre, par vos écrits, que vous avez pris votre retraite en 2010. Est-ce que vous planifiez écrire autant 

    Non, bien sûr.  Je voulais voyager et m'occuper de mes petits-enfants. Mais je savais aussi que mon besoin de création s'exprimerait avec plus de vigueur avec tout ce temps qui se libérait à la retraite. J'ai même cru que le dessin et la peinture prendrait plus de place que l'écriture. Les évènements en ont décidé autrement. 

  Mon on parcours professionnel, riche en expériences et rempli d’apprentissages, a profondément marqué mon approche humaniste que l’on retrouve dans tous mes livres. 

   À ce titre, c’était une question de temps avant que j’écrive une quête humaniste de l’ordre de la série du Pays de la Terre perdue. On y retrouve mes valeurs personnelles sur l’humanité, l’environnement, la nature, la famille, le respect des autres, et l’apprentissage.

Notez que le dessin fait toujours partie de ma vie et comble aussi plusieurs heures de créativité par semaine. 

 

     Question 6 : Par vos écrits, il devient évident que vous connaissez bien et que vous aimez la nature. D’où vous vient ce goût?

     Depuis toujours, la nature, particulièrement l’eau et la montagne, m’apporte la sérénité et un immense bien-être. 

     Enfant et adolescente, j’ai passé une bonne partie de mes étés sur le bord du lac Aylmer, entre Stratford et Disraeli dans les Cantons de l’Est. Ainsi, mes loisirs étaient remplis de canotage, de pêche, de natation, de plongée en apnée ainsi que de randonnées dans les bois avironnant pour cueillir des fraises, des framboises et des bleuets. J’avais toujours la tête pleine de questions auxquelles mes parents répondaient avec patience. 

     Étudiante au CÉGEP de Sherbrooke, je retrouvais le calme après les examens en grimpant le mont Bellevue ou le mont Orford. J’ai toujours ce besoin vital de me retrouver au sommet des montagnes, ce qui me procure une belle remise en question : me sentir immensément petite sur cette terre immensément grande. C’est à la fois une leçon d’humilité et de grandeur. 

     Bien sûr, mes études en biologie, option écologie marine, ont beaucoup ajouté à mes connaissances et augmenté mon besoin de me retrouver en nature aussi souvent que possible. 

     Puis, les voyages à travers le monde, avec mon conjoint, ont fait le reste.