Le Pays de la Terre perdue 

Une collection de six tomes et d'un recueil de nouvelles  (collection terminée)

    Question 1 : La série est d’abord une quête humaniste comme la série « les enfants de la terre » de Jean M Auel, n’est-ce pas ?

     Je crois que ce ne sont pas les évènements qui forgent la personne, mais plutôt notre façon d’y réagir, de les aborder et de les surmonter.  Jean M Auel place dans la vie de Ayla toutes sortes d’épreuves qui la font grandir et, en les affrontant, elle devient plus forte, plus sûre d’elle, capable de poursuivre sa vie. J’ai donc dessiné le chemin de Nadine comme un parcours tortueux. Sa manière de le suivre la changera à jamais. Les lecteurs verront son évolution tout au long des six tomes. Son passage au Pays de la Terre perdue sera de cette femme moderne ultra techno en une nomade complètement adaptée à la nature. 

     Question 2: Pourquoi un septième livre, le recueil des Nouvelles de la Terre perdue ?

     L’idée m’est venue à la suite de discussions avec les lecteurs, particulièrement ceux qui ont attendu impatiemment chacun des tomes de la série. Plusieurs étaient déçus que la série s’arrête. J’ai donc décidé de leur offrir un recueil de nouvelles qui, en fait, est constitué de plusieurs bouts de textes ou des chapitres complets que j’ai retiré des livres pour mieux cadrer l’histoire. J’ai transformé ces textes inédits en nouvelles plus légères que les intrigues racontées dans les romans. Le recueil apporte des éléments nouveaux qui captivent ceux qui ont lu la collection. Le livre de moins de 300 pages est complet en soi. Un livre parfait pour les lecteurs qui n’aiment pas les collections. 

Question 3 : Combien de temps vous a pris l’écriture de la collection

     Du début de l’écriture à la sortie du tome VI, il n’y aura eu que quatre ans et demi. Il semble que ça demeurera mon rythme. Je me dis, à chacun de mes livres : « cette fois, je prendrai mon temps pour savourer chaque moment ». Ça demeure UN MAGNIFIQUE DÉFI!

      Quand l’idée de la série a germé dans ma tête, je n’ai pas eu le choix. Je devais l’écrire. Sinon, l’insomnie m’aurait rendue folle ! C’était étrange, essoufflant, mais très stimulant. Quand je me suis présentée chez mon éditrice, les six tomes étaient écrits. Je pense que l’aventure se préparait en moi depuis fort longtemps. L’expérience a ouvert une valve dans mon cerveau et elle ne se referme plus. Les idées sont là et j'en profite. Je continue d'écrire. 

    Question 3 : À qui s’adresse la collection "Le Pays de la Terre perdue" ? 

     Il s’agit d’un roman d’aventures qui s’adresse à un public général; bien que le Pays de la Terre perdue comporte des scènes de survie en forêt, il ne contient pas de violence humaine ni de scène sexuelle ou de langage vulgaire. La clientèle principale est adulte, femme ou homme, en raison de la grosseur de chaque volume (500 pages). Le jeune qui aime lire y trouvera son compte. Ma plus jeune lectrice avait neuf ans quand elle a commencé à lire la collection et mon plus âgé a 90 ans. 

     Les lecteurs qui aiment lire des intrigues présentées par l’aventure, l’action, la quête de sens, la nature, la philosophie ou tout simplement un brin de folie y trouveront leur compte.

    Question 4 : L’apprentissage est au cœur de votre roman. Est-ce une valeur importante dans votre vie ?   

     L'apprentissage est pour moi une valeur très importante. C’est ce qui me fait vibrer. Apprendre quelque chose de nouveau chaque jour garantit une belle journée. Ce n’est pas d’aujourd’hui; j’ai toujours aimé l’école. Entre autres, j’ai fréquenté quatre universités; d’abord un bac en sciences à Laval, un diplôme en administration à Sherbrooke, une maitrise en administration des affaires à Concordia et des études littéraires à l’UQAM.

     Les lectures en tous genres et le partage des idées sont aussi des sources importantes d’apprentissage, tout comme la vie en générale. 

     Question 5 : Est-ce que le Pays de la Terre perdue existe vraiment ? Où ?

Je pense que l’univers du Pays de la Terre perdue existe en chacun de nous. Nous avons tous besoin d’une terre perdue, un lieu que l’on garde secret. Parfois, c’est un endroit physique près de chez soi ou à l’autre bout du monde. Souvent, c’est un coin à l’intérieur de nous. C’est un lieu où on trouve la source de ce que l’on est, pour stopper un instant la vie rapide d’aujourd’hui, pour se reconnecter avec la vie qui coule dans nos veines. 

C’est ce que j’ai voulu donner à mes lecteurs. Sept livres, plus de 3 300 pages, près de 900 000 mots et de belles heures de lecture. On arrête le temps, on trouve un moment pour se ressourcer, on reprend contact avec la nature et on réfléchit à l’essence de la vie. Si, en lisant cette série, vous vous demandez « et si c’était moi, est-ce que je survivrais ? », j’aurai atteint mon but.

     Question 6 : Plusieurs auteurs ont traité de la disparition de la technologie, sous une forme ou l’autre. Plusieurs présentent une vue cataclysmique. Est-ce que c’est le cas dans votre livre ? 

     Non. J’ai la conviction que l’humain a toujours la capacité de se réadapter à la nature, s’il devait le faire. C’est ce que je présente dans le livre. J’ai voulu parler de force de caractère, de survie, de valeurs humaines, de la famille, de l’amour, de l’importance de la vie, plutôt que de cataclysme et de destruction. J’ai voulu aussi montrer toute l’importance de la technologie dans nos vies. Nadine se débrouille avec les moyens que lui offre la nature pour survivre. Ça nous fait apprécier ce que l’humanité a su créer pour nous rendre la vie plus facile. 

     C’est aussi un livre qui traite de l'enfer de la solitude, du besoin de vivre en société. L’humain peut créer et inventer des outils pour survivre. Mais, est-il possible de survivre sans son clan, sans civilisation ? La volonté de Nadine de retourner chez elle nourrit son âme et l’aide certainement à survivre.  

     Question 7 : Quand on lit la description de votre héroïne, on pourrait croire que vous et Nadine n’êtes qu’une seule et même personne; est-ce le cas ?

     C’est une bonne question. On me le demande souvent. Je laisse le lecteur faire sa propre analyse. 

Question 8 : Où peut-on se procurer les livres de cette série ? 

   Bien sûr, on peut acheter tous mes livres en version imprimée ou numérique sur la boutique des Éditions du Défi. 

   On les trouve aussi en librairie, en version imprimée. Les versions numériques se trouvent également sur Kobo (Chapter Indigo) et sur Kindle (Amazon).