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Les Éditions du Défi est une entreprise de Suzie Pelletier Auteure.

« (...) l’inspiration n’est pas un substitut au travail, ni même son déclencheur : elle est la conséquence. L’inspiration, c’est ce qui survient, parfois, au terme d’un long travail. Et plus le travail s’accumule au fil des années, plus les moments d’inspiration se multiplient. » Jean-Jacques Pelletier

Ses méthodes de travail 

 

Vous avez écrit la série en 18 mois. La collection a été publiée en trois ans. C’est plutôt rapide. Est-ce l’histoire d’une seule série ? 

 Oui c’est rapide. Du début de l’écriture à la sortie du tome VI, il n’y aura eu que quatre ans et demi. C’est époustouflant et enivrant. J’ai déjà décidé que, pour le prochain roman qui trotte dans ma tête depuis déjà quelques mois, je prendrai mon temps, pour savourer chaque moment. Je souhaite également arriver à développer mon idée en un seul tome. UN MAGNIFIQUE DÉFI !

 On me demande souvent pourquoi j’ai écrit la première série si vite. Il faut d’abord expliquer que j’écris depuis fort longtemps : des récits de voyage, des nouvelles, mon blogues. Quand l’idée qui a donné naissance à la série a germé dans ma tête, je n’ai pas eu le choix. Je l’écrivais… ou je tombais dans la folie ! C’était étrange, essoufflant, mais très stimulant. J’ai découvert une passion qui sommeillait en moi. J’avais le temps, l’information nécessaire et la volonté de l’écrire rapidement. Je pense que l’aventure se préparait en moi depuis fort longtemps même si je ne le comprenais pas encore. L’expérience a ouvert une valve qui ne se referme plus. Les idées sont là et j'en profite. 

Est-ce que votre méthode d’écriture est séquentielle, c’est-à-dire en commençant au début de l’histoire et en terminant à la fin ? 

Je suis heureuse quand mes moments d’écriture deviennent chaotiques. L’idée, parfois plus d’une, se présente en bribes décousues parfois sans liens apparents. Je suis bien quand ce processus me désoriente. C’est probablement pourquoi j’aime écrire des nouvelles. Un fait anodin devient, par le truchement d’une réflexion fort désordonnée, un texte cohérent, un livre ou, même, une série. J’adore cette partie de l’écriture que j’appelle « le premier jet ».

Curieusement, la série Le Pays de la Terre perdue a été écrite de façon séquentielle, le premier jet d’un seul coup. Bien sûr, j’ai présenté une version plus raffinée à mon coach, Marie Brassard, des Éditions Véritas Québec.

La collection « Les pirates du Web » et celle de "Noémie et Maxime en voyage" n'étant pas des suite, je peux prendre plus de temps pour les écrire.  Ça me permet de créer intensément dans le désordre et de prendre mon temps pour transformer cette cacophonie de mots très chaotique en un livre bien construit, saisissant, émotif.  J'aime aussi les longues périodes de travail pour donner de la cohérence au texte.  

Vous avez plusieurs fois mentionné que vous n’aimiez pas les cours de français à l’école. Maintenant que vous écrivez à temps plein, regrettez-vous ? 

Ce que je n’aimais pas, c’était la mécanique de la grammaire. J’adorais écrire, inventer des récits, mais je ne voyais pas la nécessité de suivre la convention qui nous obligeait à mettre un « s » à « pomme » quand j’écrivais « un sac de pommes ». Pour moi, je trouvais évident qu’il y avait plus qu’une pomme dans un sac… sans ajouter le « s ». J’utilise maintenant tous ces principes pour mieux écrire, mais j’ai maintenant des outils (dont Antidote) pour y arriver plus facilement. De plus, en retournant sur les bancs d’école, ou plutôt de l’université, j’ai compris que mes connaissances en français et en littérature valaient aussi bien que celles accumulées par nos diplômés de baccalauréat en littérature d’aujourd’hui. Ça m’a rassuré, mais je continue d’apprendre tous les jours. Pour devenir meilleure.

 Est-ce que votre méthode d’écriture comprend la mise en place d’un plan précis ? 

 Dans tout travail, tôt ou tard on arrive au plan. C'est ce qui aide à donner de la cohésion, à se retrouver dans le texte. Bien sûr, quand je commence un écrit, je préfère laisser libre cours à mon imagination. Souvent, il s’agit d’un thème, parfois un évènement, une scène, un article fait surgir des idées dans ma tête. Le premier jet est rarement organisé. Ce n’est qu’à la deuxième ou troisième révision que je commence à organiser les informations pour en tirer une cohérence. Le plan devient essentiel. Ça permet de ne pas perdre de vue ce que l'on veut dire.

  

 Si vous avez une autre question sur l’auteure ou son œuvre, n’hésitez pas à utiliser la page « me contacter » pour la poser.

 

 Dernière modification :  10 juin 2018